Mise en situation; Alan vient de rencontrer le père de Misaki, le colonel Naoyuki Ogiya, directeur du musée de la guerre, après une intense journée qui a faillit leur coûter la vie, l'étau se resserre sur eux, Alan ne sait plus où il en est et Misaki a peur de le voir partir...
Laissez faire les fautes, je m'en occupe plus tard en révision...(ok chérie làlà! ;-))
XXXVI
Ils restèrent sur place un bon moment, sans parler, à regarder ces cerisiers en fleurs, sans dire un mot.
Contrairement à ce qu’on pourrait penser dans un moment semblable, ce silence n’était pas lourd. C’était comme une sorte de décantation de tout ce qui leur était arrivé aujourd’hui. Le temps d’analyser, de prendre une pause dans cette aventure qui aurait pu leur coûter la vie. Et l’éternelle question qu’on se pose toujours dans ces moments d’introspection et la suivante ;
« Est-ce que tout ça en vaut la peine ? » Car cette peine est lourde à porter pour eux, pour leur famille et tous ceux qui leur sont cher. Des gens ont, sont et seront blessés ou même tués dans les prochains jours, dans cette cause qui dépasse le jeu, l’aventure, et le besoin d’adrénaline.
Soudain, Alan a un énorme coup de cafard. Il pense à Sofia, Sean et James qui lui manque. Il doit les appeler.
- Misaki ?
Encore perdue dans ses pensée, dans sa profonde analyse du bien et du mal, du pour et du contre, du Yin et du Yang, du pile et du face, elle lui répondit en toute simplicité…
- Quoi ?
- Il faut que j’appelle à la maison….
- Je comprends lui répondit-elle, les yeux noyés dans des larmes prêtent à larguer les amarres…mettons !
- Je vais un peu plus loin et je reviens, d’accord ?
- D’accord ! dit-elle en baissant les yeux, comme raisonnée à le voir partir beaucoup plus loin….
- Je reviens…
Il s’éloigna un peu, de l’autre côté de la fontaine. Il composa le num…
- Et merrrrrde ! Ma batterie est à plat sur mon téléphone international…et depuis quand ?
Il retourna voir Misaki
- Mince ! dit-elle !…ça été rapide ! Il n’y avait personne ou quoi ?
- Batterie à plat ! dit-il avec un peu de fumée lui sortant par les oreilles ! Tu me prêtes le tien s’il te plait ?
- Mais bien sûr !
- T’as assez de crédit ?
- Je crois bien que oui!! lui dit-elle, toute contente et fière de pouvoir l’aider !
- Je reviens OK ?
- OK…
- ..ça va ?
-…oui….
- T’es sûr ?
- ……..NONNNNNNN ! lui crie-t-elle en lui sautant dans les bras ! Ne part pas s’il te plait, je comprendrai si tu pars, mais s’il te plait ne pars pas !
- Mais… je vais juste l’autre côté de la fontaine ? dit-il en essayant de la rassurer, de répondre à cette requête dont il savait le vrai sens véritable… (ça c’est du vrai ! n’est-ce pas ?)
- Tu sais très bien le vrai sens véritable de ce que je viens de te dire Alan ! lui dit-elle en lui écrasant les joues avec ses deux mains !
- Meuuh abwrrêwte ! Pu mwe feu meul bvon fan !
- Quoi ?
- J’ai dit, mais arrête ! Tu me fais mal bon sang!
- Désolé, lui dit-elle avec un air gênée comme si elle venait de dire « j’ai pété » !
-Ecoute, je téléphone de l’autre côté de la fontaine, je ne te perds pas de vu, tu restes assise ici, calmement, en attendant mon retour, et après, on discute de tous ce qu’on a pensé au cours de la dernière heure, OK ? (soupir) !
- …..OK ! lui dit-elle avec un sourire de mélancolie !
- Je pars…
- QUOI ?..NOOOONNN !
-…mais de l’autre côté Misaki !…la fontaine… ! téléphone !… maison ! (il eu une soudaine impression de parler avec E.T. ?)
- OK ! dit-elle,
Là par contre, son sourire était plutôt nerveux, un sorte de peur l’envahie !
- N’aie pas peur !... Tiens ! J’ai une idée ! On va faite le tour de la fontaine, tu marches devant moi à cinq mètres et je ne me perds pas de vue, ça te va ?
- Oh oui ! Lui dit-elle en lui donnant un bisou sur une de ses joues qui venait de reprendre forme, suite à l’écrasement de tout à l’heure !
C’est qu’elle est forte cette petite !
- Allez !.. C’est parti !
Misaki partie devant lui, tout en se retournant à tous les dix pas avec son éternel sourire, pour voir s’il était toujours là.
Il composa le numéro de la maison en Nouvelle-Calédonie bien sûr. Il ne savait pas trop quoi dire, il voulait seulement entendre le son de leur voix.
- Allô chérie ?...c’est moi !
- Alan ?.. c’est toi ?
- …à moins que quelqu’un d’autres t’appelle chérie, oui, c’est moi !
- Arrête de dire des bêtises. Mais bon sang, où étais-tu ?... ça fait des jours qu’on essaie de te rejoindre… et y a les gens qui te cherche et qui ne sont pas très content, on pensait qu’ils t’avaient coupé la ligne et….
- Ecoute chérie, il s’est passé plusieurs choses ici…
Durant au moins trois tours de fontaine, il lui expliqua tout ce qu’il avait vécu ces derniers jours… TOUT… vous m’avez compris… TOUT !
- ………..et tu l’aime ? lui dit-elle sèchement !
- C’est plus compliqué que ça, chérie…
- MMMMh !…. Et-bien-tu-n’as-qu’à-rester-au-Japon-avec-elle, nous-on-reste-ici! lui dit-elle d’un trait !!!
- Quoi !... mais ! Je t’ai dit que c’était compliqué, JE NE T’AI JAMAIS DIS QUE JE L’AIMAIS !!!!
Cette dernière phrase fût dites un plus fort que les autres, car Misaki s’était retournée après seulement trois pas… Elle partie à courir en sanglot en direction du musée.
- ET MERRRDE ! dit-il
- Qu’est-ce qu’il y a ? dit Sofia au bout de la ligne…
- Chérie…tu es là ? J..te.. rappel d’u …aut … endroit… ca… l…signal… n..s…pas bon, lui répondit-il en prétextant un mauvais signal tout en s’assurant que les mots clés étaient compris !
- Tu me rappelles c’est ça ?... perte de signal ?
- Ou…c’..ça !
- OK ! mais fait vite !
Prétextant ne pas avoir compris la dernière, il fonça pour rattraper Misaki.
Bonne sprinteuse mais mauvaises chaussures. Ses petits souliers de maîtresse d’école à talons carrés lui donnèrent l’impression de courir avec des bottes de ski. Tandis que lui, avec ses chaussures de sport de marque réputée, (probablement faites en Chine comme la plupart de toutes les choses qui se retrouve dans votre maison), firent en sorte qu’il la rattrapa en moins de deux, juste à temps, avant qu’elle ne rentre au musée. Il ne fallait surtout pas qu’il se mette le papa à dos sinon, les pelotons d’exécution du Japon reprendraient du service.
Il ne sait pas ce qui lui pris mais, il la rattrapa par le bras, la ramena vers lui dans un mouvement de salsa tropical et la serra dans ses bras.
- Tu uuuu n…e mmm’aimmmme paaasss aaaaaaaahahaaah ! dit elle en sanglotant !
- Misaki, écoute-moi, si, je t’aime bien….
- M’aime bien ? M’aime bien ?.............................. MWAAAAAAAAAAAAAAAAH ! dit-elle en explosant dans le creux de son épaule.
- Misaki, écoute-moi s’il te plait, ce n’est pas simple pour moi. Est-ce que tu laisserais tomber ton père pour moi aujourd’hui et pour toujours ?
- Oui, dit-elle en se redressant et en le regardant droit dans les yeux avec les siens se noyant maintenant dans un océan de larmes.
- Merde ! Mauvaise stratégie !...se dit-il ! Il aurait pourtant cru que…
- NAAAAAANH ! Je ne qu…quitterais pas mon père, tu ..u as raison…. lui répondit-elle en baissant les yeux !
- Ouf ! Il croyait qu’il avait perdu sa touche de persuasion…
Il souleva son petit menton et déposa un tendre baiser sur ses lèvres.
- Je ne suis plus sûr de rien Misaki, s’il te plait, laisse-moi un peu de temps pour me remettre les idées en place. Je crois que ce n’est pas le temps de mêler amour et raison. Un moment de passion est compréhensible, mais il me faudra du temps pour y voir clair et ne pas être aveuglé par l’adrénaline qui circule en moi en ce moment. Nous sommes ici, ensemble et je ne partirai pas tant que cette situation n’aura pas un dénouement favorable, pour toi et les tiens.
- Tu me le jure ? dit-elle !
- …….. ! ne dit-il pas !!!!
- Quoi !
- Si je jure, je m’engage et…
-…et puis ?
- ..mmmhf (soupir) !….Je reste… à une condition !
- WOOOOOOOHOOOO !
Misaki se mis à danser partout autour de lui, des bancs de parc et des cerisiers ! Elle revint vers lui avec un large sourire…
- Pour nous par contre, je ne te promets rien ! lui dit-il
- Je comprends ! dit-elle résignée, mais avec un petit sourire d’espoir.
Sorti de nulle part, …et bien, sûrement du musée par contre, le père de Misaki se présenta devant lui et lui remis un petit papier dans la main, … et reparti aussitôt au Musée de l’armée!!!
Euh !.... Misaki ! Tu peux me dire ce qui va se passer à 20h ? On dirait que c’est écrit, « demain, chez moi, manger, venez, 20h, on discutera, soyez retard, ne pas ! »
Misaki prit le petit papier de ses mains et n’en croyait pas ces yeux !
- Il nous invite à manger chez lui, demain, pour discuter et nous prie de ne pas être en retard ! Père n’a jamais voulu que je ramène un homme à la maison !!! dit-elle, le menton sur le point de décrocher…
...to be finished!
MgDuff
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MgDuff